L'Apartheid

 

" le nouveau milénaire doit être fondé sur l'égalité, la justice aux niveaux national et international, la libre autodétermination de tous les peulples et des relations harmonieuses avec la nature. Alors seulement, il sera possible d'envisager un développement durable ainsi qu'une distribution équitable des richesses."

Rigoberta Menchu

Apartheid signifie en afrikaans «Vivre à part ». C'est en fait un système ségrégationniste basé sur la politique raciste du Parti national. En 1948Lutte anti-apartheid, les Afrikaaners , qui ont emporté les élections contre les partis anglophones décident de mettre sur pied ce système qui leur permettra de concentrer le pouvoir, les ressources minières et les richesses du pays. Tous ceux qui n'étaient pas considérés comme "blancs" devenaient des citoyens de seconde catégorie. Ce système est basé sur la prétendue supériorité des blancs par rapport aux autres populations. Il existe une similitude avec la ségrégation des noirs aux Etats-Unis qui a commencé beaucoup plus tôt.

Afrikaaners : descendants des colons hollandais établis dès le XVIIème siècle dans la région du Cap (Afrique du Sud actuelle). Ces colons étaient des paysans (Boers) qui à la fin du XIXème siècle, à la suite de la guerre des Boers, ont du se soumettre à la puissance coloniale britannique. Les élections de 1948 marquent la revanche des Boers sur les Anglais, puisqu'ils deviennent majoritaires et mettent en application les lois ségrégationnistes de l'apartheid. L'indépendence par rapport à l'Angleterre se fera en 1960 (création de la République d'Afrique du Sud).
Inégalite des droits
L'apartheid organisait la hiérarchie des droits pour chaque catégorie raciale. Le pouvoir politique appartenait à la minorité blanche. Seuls les Blancs pouvaLutte contre l'apartheidient siéger au Parlement. Les Asiatiques et les métis constituaient le milieu de l'échelle au bas de laquelle se trouvait la population noire. Celle-ci était parquée dans des zones d'habitation spécifique. Pour circuler en territoire blanc, les Noirs devaient présenter un laisser-passer. La théorie du développement séparé ne laisse aux Noirs que les emplois subalternes. L'enseignement obéit aux mêmes règles. Dans les bantoustans , enclaves noires autonomes, les Africains noirs jouissaient de leurs droits politiques.
Des émeutes de Soweto à la fin de l'apartheid
Le système de l'apartheid, en contradiction totale avec les principes des De Klerk - MandelaNations unies, a pu néanmoins jouir d'une grande complaisance des États occidentaux jusqu'aux sanglantes émeutes de Soweto en 1976. Leur écho international a enfin forcé l'Europe et les États-Unis au boycott économique et à la cessation des livraisons d'armes. Soweto a marqué le début du mouvement irrésistible de désintégration de l'apartheid. Quatre millions de Blancs ne pouvaient espérer dominer indéfiniment douze millions de Noirs, deux millions de métis et un demi-million d'Indiens. La disparition démocratique de l'apartheid permettra peut-être à l'Afrique du Sud de faire l'économie d'une fuite des Blancs, car ceux-ci ne disposent pas de patrie de rechange. Cette mosaïque ethnique est d'une immense complexité, où les populations noires sont elles-mêmes partagées en une multitude de familles (bantou, hottentot, zoulou) et de langues. Elle jouit de grands atouts économiques. Mais rien ne peut garantir que cette prospérité, inégalement répartie, soit un gage de paix civile ou raciale.
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