MSF
est un mouvement international composé de dix-huit sections,
dont cinq
centres opérationnels gérant des programmes
dans leur pays ou à l'étranger (Belgique, Espagne,
France, Hollande, Suisse). Outre une participation aux actions
de ces cinq centres, les autres sections se consacrent essentiellement
au recrutement, à la recherche de fonds et à l'information
du public. Un Bureau International est chargé depuis Bruxelles
d'assurer les échanges entre les sections et la représentation
internationale de MSF. Le Conseil International, composé des
présidents de chaque section, veille à la cohérence
du mouvement et de ses grandes orientations.
MSF est une organisation indépendante de tous pouvoirs politiques,
religieux, militaires ou économiques : cette liberté de
décision et d'action s'enracine dans
l'indépendance
financière de l'association. En 2002, 89% de nos ressources étaient
d'origine privée essentiellement issues de la générosité des
donateurs. Les autres financements proviennent d'organismes de
financement de l'aide, notamment l'Union européenne (ECHO),
de bailleurs de fonds gouvernementaux et d'organismes internationaux
tels que le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(UNHCR) »
MSF Médecins, chirurgiens, infirmières, administrateurs et logisticiens
sont des volontaires, indemnisés ou parfois salariés, qui s'engagent à respecter
les principes fondamentaux énoncés dans la charte de MSF. Chaque
année, environ 2 500 membres de l'association partent en mission à travers
le monde (dont 1 000 avec la section française). »
MSF apporte son aide à des populations en danger, sans discrimination
ethnique, politique, religieuse ou économique. MSF intervient en toute
indépendance, après
évaluation des besoins médicaux
des populations. Cela suppose de pouvoir évaluer librement ces besoins,
d'accéder sans restriction à la population concernée et
de contrôler directement les secours, en ciblant en priorité les
personnes les plus gravement et les plus immédiatement en danger. MSF
ne prend évidemment pas part aux conflits armés, adhérant
dans ce sens au principe de neutralité qui n'est pas synonyme de
silence.